crnt US|los angeles 9

[les carnets de route ailleurs là-bas]

éphémérides : lever du soleil 06:17, coucher 19:39, nouvelle lune /// prévision météo Los Angeles : matin 20°C, après-midi 30 ress. 34, soir 22, nuit 18

TRAJET 18/08 /// Time to go back home

Dernier check out d’hôtel et dans les valises de quoi nourrir les semaines à venir avec ce qu’on a pu voir, traverser et ressentir durant ce road trip californien. Le temps viendra du bilan. Refaire la route dans la tête, par bribes, étape par étape, se souvenir des détails en relisant les écrits, en les réécrivant, trier les photos gardiennes du déroulé du film. Garder une trace de ces moments précieux, marques indélébiles du souvenir, de ce goût unique et particulier du voyage, cette invite à recommencer, à repartir vers une autre destination, une autre aventure.

La brume est toujours au rendez-vous ce vendredi matin, égale à elle-même depuis notre arrivée sur les bords du Pacifique. Les quelques miles qui nous séparent de l’aéroport dévoileront certainement un beau ciel bleu dans lequel nous nous envolerons. Pour le moment, un dernier passage au diner du coin. Demain, on sera loin d’ici et ce moment apparaîtra comme un mirage. On parle déjà de revenir, ça donne du courage, un objectif pour traverser l’année à venir plus sereinement.

La route vers l’aéroport se fait sous le soleil. On l’avait pressenti. Ce beau ciel bleu nous nargue. Remonter Aviation Blvd jusqu’au loueur de voiture, un pincement au cœur. Rien de transcendant sur ce parcours. Comme un paysage de coulisse, des usines, du rien. En approche de l’aéroport de LAX les avions se posent les uns derrière les autres dans un bruit de soufflerie impressionnant. Le loueur de voiture est juste en dessous de ce couloir. Les clés déposées dans la voiture, le check out terminé, le bus à l’enseigne du loueur attend dehors. Il va nous déposer au terminal de départ.

I

Ici, le temps se distend, l’enregistrement des bagages effectué, les filtres de police et de sécurité passés, l’attente commence en salle d’embarquement 204. L’avion arrive, toute la logistique s’affaire autour. Les passagers débarquent. Nous ne les verrons pas. La salle d’embarquement se remplit peu à peu et autour ça parle de plus en plus français, ça devient de plus en plus bruyant. L’embarquement ne va pas tarder.

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