crnt us đŸ‡ș🇾 route 20 | jr 3 – Boston~Sturbridge

les voyages ne sont jamais les mĂȘmes, pourtant c’est toujours la mĂȘme force qui me propulse vers cet inconnu

Hier, 20 km sous une chaleur dĂ©passant les 35 degrĂ©s Celsius. Le corps peine, se ressource Ă  l’air conditionnĂ© des bĂątiments publics de la ville sortes d’oasis plantĂ©es dans un monde de briques, d’acier et de verre, lĂ  oĂč s’entrechoquent passĂ© et prĂ©sent. Aujourd’hui sera certainement pareil.

Springfield street

Reprendre la voiture et traverser Cambridge. Longer Springfield street et ses maisons victoriennes aux peintures acidulĂ©es. Marcher de bon matin Ă  travers le campus d’Harvard, ses bĂątiments en briques rouges, sa cĂ©lĂšbre librairie, ses parterres soignĂ©s. S’imprĂ©gner de cette ambiance studieuse et paisible et se remĂ©morer des extraits du film, Love Story


Harvard University

Ne pas quitter Boston sans avoir visitĂ© le John F. Kennedy Library et Museum. Balayer une vie en quelques photos, discours, sourires et poignets de main. L’enfant du pays rayonne. Jackie aussi. Se souvenir de la guide du groupe devant nous, charmante. Une cinquantaine d’annĂ©es. On Ă©change sur l’importance du dĂ©bat Kennedy/Nixon. Une nouvelle aire politique s’ouvre. Cet Ă©change a sauvĂ© la carriĂšre politique du futur prĂ©sident derriĂšre son adversaire. Elle souligne en riant son accent bostonien qu’elle trouve horrible pour elle originaire du New Jersey. Terminer par un crochet au 83 Beals Street Ă  Brookline. Pas de visite ce jour, dommage. Ne restera qu’une photo.

Il a fallu conduire presque une heure pour sortir de l’agglomĂ©ration de Boston. Une fois l’I-95 passĂ©e, le paysage urbain fait place Ă  une campagne vallonnĂ©e et trĂšs arborĂ©e. À la radio Creedence Clearwater Revival chante Lodi, Fleetwood Mac, Dreams. On y est sur la Route 20, mĂȘme en l’absence de la photo du panneau situĂ© au Kenmore Square, non loin du Fenway Park. Il indique la distance Ă  parcourir pour rejoindre Newport, OR, 3365 miles.

À hauteur de Marborough, traverser l’I-495 et prendre une direction sud-ouest et glisser vers Auburn, puis Sturbridge. La prochaine Ă©tape.

Ce soir, le vent soufflait, la pluie a tapĂ© Ă  la fenĂȘtre de la chambre, exposĂ©e aux intempĂ©ries.

8 commentaires sur « crnt us đŸ‡ș🇾 route 20 | jr 3 – Boston~Sturbridge »

  1. Good morning Boston!

    Merci, merci Dominique, pour ce superbe carnet de voyage de deux jours intenses passés à Boston. 
    On a la rĂ©tine imprĂ©gnĂ©e du soleil puissant de la ville, la peau chauffĂ©e par la rĂ©verbĂ©ration Ă©crasante de la brique rouge, de l’acier et du verre. Oui, on imagine, la chaleur Ă©prouvante, la fatigue du corps sous le soleil…
    A la découverte de la fiÚre et glorieuse Boston, on a suivi vos pas le long de la Freedom trail, respiré et senti sous nos pieds les herbes folles au travers des pavés de Acorn street, foulé la pelouse impeccable de Harvard University pour finir les yeux dans les yeux avec JFK ! 

    Formidable intensité émotionnelle de vos photos, merci pour ce partage et pour ce voyage par procuration!
    Goodbye, Boston , Long is the road to Oregon.  Have a great trip, Dominique! 

  2. j’ai retenu ta fatigue pour avoir tant marchĂ© et la pluie venue battre vos fenĂȘtres en soirĂ©e…

    bienvenue sur la route 20 | c’est parti…

    ici j’attends un bout d’Ă©tĂ©, le matin est calme et lumineux, beau…

    (le cĂŽtĂ© pĂ©nible, c’est que je dois Ă  chaque fois retaper nom adresse etc alors que j’ai demandĂ© de m’enregistrer pour mon prochain commentaire… grrrr ! Ă©nervant mais pas grave !)

    1. merci Françoise pour ce suivi quotidien ! ça donne des forces pour poursuivre !!!

      dĂ©solĂ©e pour ce dĂ©sagrĂ©ment de devoir retaper ton adresse mail… je vais regarder dans les prĂ©fĂ©rences si je peux faire quelque chose…

      Bel été à toi

  3. Toujours un plaisir de lire ces quelques lignes, on s’imprĂšgne des Ă©lĂ©ments, des sensations, des couleurs, des odeurs, on fait partie du paysage, on participe, on y est, c’est comme si on Ă©tait venu, cachĂ© dans cette valise de l’autre cĂŽtĂ© de l’ocĂ©an, valise bien retrouvĂ©e sur le caroussel infernal des bagages, et que une fois dĂ©couvert, tel un passager clandestin, on avait l’autorisation de participer Ă  ce voyage. Merci!

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