les voyages ne sont jamais les mĂȘmes, pourtant c’est toujours la mĂȘme force qui me propulse vers cet inconnu
Il nâĂ©tait pas prĂ©vu ce voyage. Il est arrivĂ© comme un vent de fraĂźcheur quâon accueille avec dĂ©lectation. Un appel tĂ©lĂ©phonique un jour dâautomne, une voix familiĂšre Ă©voquant un dernier vol dâune carriĂšre de navigant bien remplie, un dĂ©sir de partager cet Ă©vĂšnement. On ne rĂ©flĂ©chit pas. On sâassocie au projet. On fait les fonds de tiroirs et on prend nos billets dâavion. Destination, PhĆnix.
Six mois dâattente. Ă rĂȘver sur des cartes, des blogs, des photos, des reportages. Six mois Ă se projeter dans des paysages incroyables. Six mois jusquâĂ la veille du dĂ©part.

Au dĂ©but, il nâest question que dâun aller-retour, le temps dâun courrier, deux jours pleins sur place. AprĂšs un Ă©change organisationnel, nous dĂ©cidons de ne pas rentrer sur le vol retour, mais de poursuivre Ă deux lâaventure dâune dizaine de jours.

Aujourdâhui, câest le jour dâavant, la nuit dâavant. Depuis la fenĂȘtre de la chambre 734, le regard se porte sur la silhouette de lâaĂ©roport. La nuit tombe, les lampadaires sâallument.

La nuit dâavant, câest le retour sur la prĂ©paration mentale du voyage. LâanxiĂ©tĂ© portĂ©e sur la valise laissĂ©e en transit Ă lâaĂ©roport. Le trajet rejouĂ© dans sa tĂȘte et la question des Ă©tapes trop longues ou trop courtes. Les jours recomptĂ©s. Les villes, les parcs Ă©cartĂ©s du projet et garder en mĂ©moire pour une autre aventure. La nuit dâavant, câest la possibilitĂ© de faire vivre le rĂȘve. Câest le but qui sâapproche. Câest cet appel du voyage qui vibre en soi.

Ce serait en mars, m’avais-tu dit, et nous y sommes dĂ©jĂ
et vous ĂȘtes au seuil du voyage, cette « nuit d’avant » de bien peu de sommeil avec des rĂȘves en avant de soi…
profite bien de cet espace rempli de promesse d’images et d’Ă©motions nouvelles
et bien sĂ»r, « as usual », je vais te suivre de tout prĂšs !
Merci Françoise. On vient dâembarquer ! Ă trĂšs vite !!!