les voyages ne sont jamais les mĂȘmes, pourtant c’est toujours la mĂȘme force qui me propulse vers cet inconnu
Câest comme un rituel. Le vol Bordeaux -Paris CDG, puis le dĂ©part pour PhĆnix. Les longs couloirs impersonnels de lâaĂ©roport, les filtres de police et de douane, les annonces prĂ©cĂ©dĂ©es dâun dong dong dong et la voix sucrĂ©e du speaker, les passagers en transit qui errent au duty free de boutique en boutique ou attendent en zone dâembarquement le regard fixant le vide, parfois hagard ou plein de fatigue. La longue file dâattente pour lâembarquement, zone par zone. Lâaccueil au seuil de lâavion. Et la place 24E, au centre de la rangĂ©e du milieu. CoincĂ©e face Ă lâĂ©cran juste Ă 25centimĂštres de mes yeux. Une annonce, les portes sont fermĂ©es. Câest parti pour plus de 10 heures de vol.

