les voyages ne sont jamais les mĂȘmes, pourtant c’est toujours la mĂȘme force qui me propulse vers cet inconnu
InstallĂ©e sur un siĂšge de la rangĂ©e centrale, je nâai rien vu du survol de lâEcosse, de lâIslande, du Groenland, puis de la courbe effectuĂ©e par lâAirbus A350 pour traverser une partie du Canada avant dâobliquer sud vers PhĆnix. Seul lâĂ©cran incrustĂ© dans le dossier du siĂšge devant moi mâa permis entre deux films de me rendre compte du trajet parcouru grĂące aux camĂ©ras extĂ©rieures de lâavion. Une sorte de voyage virtuel en prĂ©sentiel.

Dimanche, en dĂ©but dâaprĂšs-midi, lâAirbus se pose sur la piste de lâaĂ©roport de Phoenix. Il fait beau et plus de 30 degrĂ©s en tempĂ©rature extĂ©rieure. Commence alors une demi-journĂ©e oĂč, comme sur le vol, je ne verrai rien, Ă part une partie de la route de lâI-15 North vers Flagstaff. Je ne verrai que les quelques hauts buildings formant, au loin, le downtown de Phoenix. Je devinerai en fin de journĂ©e les courbes des montagnes abritant le parc de Sedona. Je traverserai Flagstaff en ayant en tĂȘte la jolie ville que nous avions visitĂ©e en 2022, lâannĂ©e de la Route 66. De la route 89 qui monte vers Page notre destination et traverse la partie Ouest de la rĂ©serve Navajo, je ne verrai que le bitume noir Ă©clairĂ© par les phares de notre Chevrolet Tahoe, devinant ici et lĂ quelques habitations Ă©clairĂ©es par des lampes extĂ©rieures.

Exténués par le vol de plus de 10 heures puis la route de 4 heures 30, notre petit groupe de 7 arrivons dans une nuit fraßche et profonde au Motel pour sombrer dans un sommeil profond avant de vivre 2 jours qui devraient tenir toutes leurs promesses.
