crnt us 🇺🇸 route 20 | jr 8 Painsville~Monroe (Cleveland)

les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

Quitter la chambre numéro 8 pour atteindre Cleveland avant l’ouverture du Rock & Roll Hall of Fame. Il fait beau avec une température pour le moment de 22 degrés. C’est une journée qui devrait nous amener aux portes de Detroit, première entorse à la route 20. Un détour auquel je tiens. Je ne connais pas Detroit. C’est une ville en lien avec la vie de Patti Smith. Il y a eu des moments de gloire et la faillite, une ville devenue souffrance, absence. Pour le moment, nous roulons droit sur Cleveland et c’est une enfilade de villages encore endormis en ce dimanche matin, une succession de feux rouges suspendus au milieu des carrefours et la voiture file.

Cleveland est en vue. L’entrée Nord nous offre une vue délabrée de la ville. Impression de délabrement, d’abandon. Des quartiers délaissés, des âmes se déplaçant vers un futur incertain. Un quotidien de survie.

Puis le centre, son bloc de festivités. Des théâtres aux façades en restauration. Une culture en apnée, un mini Time Square.

Au bord du lac Erié, un bâtiment incroyable, une pyramide d’où s’échappent déjà des sons de rock’n’roll. À l’intérieur, 7 étages dédiés à la musique. Histoire du rock, guitares, costumes de scène, mais aussi les studios pour jouer, pour chanter, un cinéma. Je recherche mes artistes préférés et repère dans cette multitude d’informations, le Boss, Patti Smith, Janis Joplin et d’autres.

Côté Ouest, la ville se déplie dans des quartiers plus résidentiels bien que modestes certainement, plus middle class.

Il y a ce couple devant la réception de l’hôtel, un grand sac poubelle en guise de valise. Étonnant.

6 commentaires sur « crnt us 🇺🇸 route 20 | jr 8 Painsville~Monroe (Cleveland) »

  1. Good morning Dominique
    Good morning Cleveland!

    Such a moving postcard, from Cleveland filled with emotions and strong images.
    En quelques mots poignants et laconiques , en quelques traits incisifs, tu nous entraînes et on y est;
    Ascenseur émotionnel à la découverte de Cleveland . Le beau visage en noir et blanc de Patty Smith, rebelle juvénile; L’affiche municipale, vendeuse d’espoir à une jeunesse perdue, les maisons délaissées, vidées de leur existence. 

    Jusqu’au maigre balluchon de plastique de ce couple à la dérive. 

    Thank you so much for this poignant new page in your travel diary. Have a great day in Detroit! 

  2. démarrer par la porte de la chambre d’hôtel qu’on vient de quitter et terminer par le nouveau nid pour la nuit d’après

    je conserve l’idée de délabrement intense des quartiers de Détroit et le visage de Pati S

Votre commentaire