les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu
Le deuxième Post Office où nous nous arrêtons est aussi fermé, la nuit d’hôtel de dimanche à lundi était aussi chère que le week-end. Nous avons compris la raison, aujourd’hui, c’est le Colombus Day. L’Amérique commémore l’arrivée de Christophe Colomb sur le sol américain le 12 octobre 1492. Le deuxième lundi d’octobre est donc un jour férié.

Hier soir, nous avons fait un point route. Nous avons terminé l’exploration de la côte atlantique telle que nous l’avions envisagée. Il reste 2 jours avant de rejoindre Concord, puis Boston, jeudi. L’envie de s’enfoncer dans les forêts, de courir après le foliage, de faire une partie de la route 112, prénommée Kancamagus Scenic Byway, et de mettre un pied dans l’état du Vermont. C’est parti !


Mais avant de quitter Bangor et le Maine, un passage obligé : la photo devant le manoir de l’écrivain Stephen King. Inutile de rêver… nous ne sommes pas les seuls à avoir cette idée ! Il a ses fans ! Je ne suis pas une lectrice inconditionnelle de Stephen King, mais il n’était pas question de passer à côté de cette opportunité, même si j’abandonne l’idée de marcher sur les traces de son œuvre prolifique. Mon approche est plus cinématographique, Shining, Misery (que j’adore), La Ligne Verte (idem) ou Christine, Stand By Me, Les Évadés.


Nous récupérons la I-95 à l’ouest de Bangor, la même qui termine sa course à Miami, Floride. Le ciel a revêtu une teinte triste qui annonce la pluie. D’ailleurs quelques gouttes commencent à tomber à hauteur de Fairfild. On quitte l’Interstate à Augusta pour récupérer la 202, direction ouest, Conway.





Nous passons à Lowell, lieu de résidence d’été de Stephen King. Sans réseau, impossible de localiser les bords du lac où il habite, nous poursuivons notre route jusqu’à Conway que nous atteindrons en fin d’après-midi. Je capte quelques vues du foliage qui, à mon sens, est sur la fin.



Avant de rejoindre l’hôtel situé au sud de la ville, nous faisons un stop pour dîner dans le restaurant du Casino de jeux. Nous nous hasardons à commander des ribbs. Ils s’avèrent délicieux. Belle surprise pour terminer cette journée de route.

Oooooh Des Ribs! Quel régal!
M
les ribs nous font oublier les forêts ! gourmands que nous sommes…
mais je reviens sur le fil de la route mouillée et sur les vitrines si originales des boutiques de Lowell ou d’ailleurs… on ressent vraiment quelque chose de particulier sur cette côte Est américaine, je suis touchée profondément par l’ambiance, l’entremêlement des petites villes et des arbres, les maisons, les jardins, et sans doute l’océan pas si loin…
bonne route pour ce qu’il en reste, chaque instant comptant davantage au fur et à mesure que s’approche le final…
merci françoise pour ce regard toujours si pertinent.
aujourd’hui, visite de concord près de boston, à la rencontre de écrivains du XIXème… à suivre !
Hi there Golden Eyes !
Changement de palette de couleurs ! Après les dégradés de bleu du bord de mer, bienvenues aux variations de rouge et de vert à profusion – rouge brique de la façade de la demeure un peu hollywoodienne de Stephen King, rouge éclatant de la chemise à carreaux de Paul Bunyan et le rouge mordoré, superbe, du foliage qui ponctue la route au détour des virages auquel se mêlent les verts contrastés du feuillage et des façades des coquettes boutiques de South Paris et Norway (!!)
Tracer la route, avaler les kilomètres, voir défiler le paysage avec toi – magnifique cette photo, la route devant nous qui s’étire, légèrement vallonnée, bordée par la forêt touffue qui semble vouloir prendre possession de l’effronté ruban de bitume. Ça doit sentir un peu la pluie, l’irrésistible parfum de la végétation humide.
The New Hampshire motto calls out from its sign: Live Free or Die! Love it! The call of the wild, the cry of its creatures?
Thanks again Golden Eyes, for this new escape into the American wilderness — enjoy these soothing moments surrounded by nature !
Katie
my pleasure ! glad you enjoy it, katie