les voyages ne sont jamais les mĂȘmes, pourtant c’est toujours la mĂȘme force qui me propulse vers cet inconnu
Retour sur Phoenix
Nous roulons sur lâI-17. Dans la voiture, le soleil nous rĂ©chauffe la peau. Sur le trajet, nous allons perdre plus de 1800m dâaltitude. TerminĂ© les hauts plateaux, les mesas et les canyons. La tempĂ©rature extĂ©rieure devrait pratiquement atteindre les 40âąC Ă Phoenix.

Nous traçons la route et je me dis que câest ma reprĂ©sentation du voyage, rouler, rouler, avaler les kilomĂštres, peu importe la destination. Sâoctroyer du temps dans les endroits oĂč on se sent bien, faire une pause et repartir, libre. Cette sensation qui mâhabite me transporte ailleurs, mon regard se nourrit du beau comme du moins esthĂ©tique. Ă la radio, toujours les mĂȘmes chansons en boucle depuis des annĂ©es. Du rock, de la pop, de la country, Bruce Springsteen, Rod Steward, Kenny Rogers, Dionne Warwick, LĂ©o Sayer, Eric Clapton, Emmylou Harris, Supertramp, Huey Lewis and The News, et plein dâautres.
Mais jâai Ă©galement besoin de prendre de la distance, du temps, et de faire et refaire en boucle ces voyages, pour mieux les habiter, mieux les comprendre, pour les reformuler Ă ma maniĂšre, leur apporter mon regard, ma signification. Les quelques notes portĂ©es sur divers supports comme ce blog contribuent Ă fixer ces moments dans le temps, les capturer, les figer, leur redonner vie, sens. Les réécrire autrement.

LâI-17 se tortille entre les collines et poursuit sa descente, nos oreilles se bouchent. Lâembranchement de Sedona nâest plus trĂšs loin, un panneau vert lâindique.

Depuis notre arrivée, le printemps se fait sentir, les arbres fleurissent, reverdissent. On sent cette montée en puissance de la vie qui reprend force. Le vert tendre habite de plus en plus le paysage dans la vallée.

En dĂ©but dâaprĂšs-midi, nous rentrons dans lâagglomĂ©ration de Phoenix. Le thermomĂštre annonce 100âąF (38âąC). Avec la climatisation dans la voiture, on ne ressent pas encore les effets dâune telle chaleur, mais je redoute le moment oĂč nous allons nous arrĂȘterâŠ

Phoenix est une ville plate, si bien que lorsquâon se trouve sur une Interstate Ă 2 fois 6 voies, entourĂ©e de murs anti-bruit, on nâa pas accĂšs au paysage. On roule. On suit la route, les panneaux, le GPS, en espĂ©rant trouver une ouverture pour apercevoir les hauts buildings du downtown.


retour Ă une certaine rĂ©alitĂ© avec chaleur et trafic alors que dans les montagnes rĂ©gnait un silence sauvage…Toute avec toi dans ce retourEt merci mille fois pour ce voyage en images et en sensations car je t’accompagne Ă chaque fois avec un plaisir immense
ton amie f
Merci Ă toi Françoise pour ton regard qui ouvre toujours dâautres portes et ton fidĂšle accompagnement, câest rĂ©confortant ! Ă trĂšs vite. Je tâembrasse
Le road-trip sâarrĂȘte?
Quel dommage on sâhabitue et on apprĂ©cie tellement ces quelques lignes quotidiennes!
Ă une prochaine fois !!! Et un grand merci đ