les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

Reprendre la route là où elle s’était arrêtée, quelque part à l’Ouest. Et cette fois, rouler en direction du soleil levant. Il est 13 heures et nous traversons le pont d’Aquitaine sous un soleil radieux et une température de 30 degrés. La circulation dense se divise ensuite entre l’A10 et l’A89. À la radio commence une émission sur la vie de Marilyne Monroe. C’est aujourd’hui le jour anniversaire de sa disparition. Me revient alors à la mémoire l’été 2022. Son souvenir nous a accompagnés tout au long de la Route 66, matérialisé par de petites statuettes, des tee-shirts exposés en vitrines, ou des photographies encadrées dans des diners. A Palm Spring, la statue géante Forever Marilyne conçue par Seward Johnson a retrouvé sa place. C’est vrai qu’elle est impressionnante. En arrivant à Los Angeles, j’avais prévu d’aller voir sa dernière demeure au 12305 5th Helena Dr, ou du moins ce qu’on pouvait en voir derrière son mur de pierres. La rue est un cul-de-sac. Tout était calme ce jour alors qu’il y a quelques décennies, l’annonce de la mort de Marilyne avait bouleversé le monde et dépêché une myriade de journalistes venue couvrir l’événement. Etrange ce sentiment qu’ici, avait vécu l’une des stars les plus emblématiques du cinéma américain. Cette année, elle aurait eu 100 ans, mais elle repose au Memorial Park Cemetery à Westwood Village, un havre de paix au milieu des gratte-ciel. J’ai recherché son nom inscrit sur une plaque mortuaire recouverte de marques rouges de baisers, puis j’ai flâné à la recherche d’autres noms célèbres, Nathalie Wood, Dean Martin, Farrah Fawcett, Kirk Douglas, Peter Falk, Jack Lemmon, John Cassavetes et bien d’autres.

On traverse à présent le viaduc du Mascaret au-dessus de la Dordogne, tout près, au bout du regard, dans la courbe du méandre, Libourne. Puis la route enjambe et suit les méandres de l’Isle, cette rivière qui vient se jeter non loin d’ici dans la Dordogne. À hauteur de Brive, la couverture nuageuse se densifie et on perd 2 degrés. Le relief devient plus vallonné et la végétation s’épaissit. On traverse le viaduc du pays de Tulle, vue plongeante sur une campagne verdoyante. À droite un panneau annonçant l’entrée dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin. Mes oreilles se bouchent signe qu’on prend un peu d’altitude.

La chaîne des volcans du Puy-de-Dôme apparaît, toujours aussi magique, aussi lointaine, presque inaccessible. Ce soir, nous ferons une escale à Clermont-Ferrand.

Visite insolite de l’établissement Art déco, l’hôtel Radio, érigé en 1930 sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, à Chamalières. Ambiance d’un autre temps inspirée des ondes de la TSF. Mosaïque au sol, ferronneries et objets d’époque.





C’est parti à la découverte d’une autre facette de notre beau pays!
M
oui ! toujours en route vers d’autres horizons…
nouveaux horizons, nouvelles palettes et nouveaux cieuxmerci pour ce délicieux premier épisode… avec évocation de la belle Marilyn sans compter que la petite étape à l’Hôtel RADIO a dû être sympa comme tout…
à te suivre dans cette balade qui commence…
merci françoise pour ton passage par ici.
oui, il y a des croisements qui s’opèrent avec marilyne…