les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

Quitter Clermont Ferrant en fin de matinée, sous la chaleur, et rouler vers l’Est. Le ruban autoroutier serpente à travers un paysage accidenté recouvert d’espaces forestiers denses, mélange de feuillus et de conifères. Je ferme les yeux, me laisse bercer par les imperfections de la route et imagine derrière mes paupières le paysage environnant. Mon esprit s’échappe ailleurs. Je flotte, m’efface. Je m’absente de moi-même. À travers la vitre, le soleil réchauffe mes jambes que la ventilation adoucit. Le ciel est dégagé et il fait 33 degrés à l’extérieur. De nombreux tunnels se succèdent dès qu’on aborde l’agglomération lyonnaise. Paysage urbain parfois dégradé, graffitis sous les murs des ponts routiers, zones commerciales affichant des noms d’enseignes diffusées sur tout le territoire. L’A-43 et bientôt l’A-48 en direction de Grenoble. Au loin, les contreforts alpins, au-dessus des masses nuageuses. Puis Grenoble, ville encaissée entre divers reliefs. La traverser uniquement par la voie d’autoroute, ne rien voir de son âme et très vite longer Le Drac et ses eaux vert menthe, basses, trop basses, laissant sur les bas-côtés les galets gris cuisant au soleil. Faire face à la montagne. S’enfoncer dans la vallée.

Très vite nous sommes ralentis. Sur le bord de la route, une affichette jaune attachée à un tronc d’arbre mentionne un triathlon en montagne ce jour. Des athlètes de tous niveaux, hommes et femmes, s’arrachent dans cette mythique montée aux 21 virages de l’Alpe d’Huez, pratiquée il y a peu par les coureurs du Tour de France. Nous montons à leurs côtés, attentionnés, prudents et plein d’admiration. Les yeux rivés sur le bitume, ils affichent des visages concentrés, marqués par l’effort. Sur les bas-côtés de la route, le public les encourage, apprécie la prouesse sportive.



Arrivés à la station, la montagne s’offre à nous, mélange de roches et d’alpages cuits par le soleil, les versants nervurés par de nombreuses remontées mécaniques.

on sent l’odeur des conifères et on peine dans la montée quand même, terribles virages de la montée de l’Alpe !
attention aux avalanches….
oui, ces 21 virages mythiques de la montée de l’alpes d’huez sont incroyables
Aurions-nous doublé le maillot jaune?
M
ah ah ah !!!