les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu




Ça commence par un départ tardif sous le soleil, un bus plein à craquer et 15 minutes de trajet pour rejoindre les abords du lac Besson. Une légère brise nous accueille. Très vite, on repère le chemin qui fait de tour des lacs, Besson, Faucille, Carrelet et Noir. De ce côté, nous croisons peu de monde. Le sentier est agréable, la nature généreuse, la montagne veille, imperturbable, silencieuse. Sauterelles, libellules, papillons et processions de fourmis nous accompagnent. De petits ruisseaux offrent fraîcheur et calme apaisant. Ils chantonnent un air venu de loin, de l’antre de la montagne. Sur les pierres, des lichens jaunes et bruns s’accrochent à la matière. Tout du long de la randonnée, on observe de magnifiques fleurs aussi fragiles les unes que les autres. Bien souvent, j’ignore leurs noms. Elles nous gratifient de clochettes, grappes, pétales aux contours inventifs sur lesquelles de minuscules nervures tracent leur chemin et explosent en différentes couleurs vives, mauve, rouge, jaune.



En faisant abstraction des autres randonneurs, parfois trop bavards, il semblerait qu’on soit seul au monde à contempler ce que la terre nous concède parfois de ce qu’elle a de plus précieux. Ici, la montagne règne en déesse. Les vents aujourd’hui dociles plissent la surface des lacs en un ballet imprévisible, et permettent leur scintillement dans la lumière du jour.Je prends place sur un monticule qui surplombe le lac Noir. Le vent caresse mon visage, le soleil réchauffe ma peau. J’entends les bribes de conversations venues des quatre coins du lac, elles sont poussées par la brise, allez, avance | par ici | j’ai mal au mollet | waff, waff, waff | go down there | je le sens aussi | il fait chaud là | regarde | à mince, tu es dans la vidéo | la péridurale c’est bien quand ça marche. En contre bas, un chien se baigne au bord du lac. J’entends des plouf alors qu’il disparaît de mon champ de vision.

Malgré les souffrances physiques et mentales subies depuis la première canicule de mai, je me sens bien, j’apprécie le moment et espère restaurer ce corps meurtri grâce à l’écoute de la nature. La fin d’après-midi approche, il est temps de reprendre la navette et de retrouver les rumeurs de la ville/station. Dans le bus les gens s’entassent, comme un rappel des transports urbains, des enfants pleurnichent, saoulés par le vent et l’altitude, des adultes s’impatientent, d’autres attendent que le trajet se passe, le regard dans le vide.




Que cette nature est belle et cette description nous donne envie de nous plonger à l’intérieur!
M
oui, la montagne est magnifique et il fait bon y randonner
Hi here, Golden Eyes
Green is in the air! Invigorating beauty of the mountain landscape: such a peaceful panorama, a glimpse of colourful flowers, the buzzing of the insects in the grass… we feel like sitting next to you on that little hill above the Black lake, and just feel the wind in our hair and the kiss of sun on our skin. Merci, merci pour cette réconfortante et revigorante randonnée, l’apaisement immédiat ressenti au contact de la nature, la beauté toute simple du paysage, si douce à l’âme et au corps.
Un petit haïku de Santoka, en écho pour toi :
´´Une pierre pour oreiller,
J’accompagne Les nuages.’´
Thanks as always for the sharing, Golden Eyes ! Keep walking and smiling. Kathy
thank you katie for your reading