les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

La météo annonce une dégradation dans l’après-midi. Couverture nuageuse plus dense et pluie faible. Le temps va se rafraîchir et ce n’est pas pour me déplaire. Mais pour le moment, il fait beau et nous allons profiter de cette situation pour terminer la randonnée de dimanche en la menant dans le sens inverse. Cette fois, nous partirons de la station pour descendre vers Le Gua et nous longerons le torrent de la Sarenne, jusqu’au village de Huez. Nous remonterons ensuite vers la station avec les télécabines.

Dans la descente à flanc de montagne, prendre son temps, le chemin est étroit, sinueux et rocailleux. Écouter les cloches des moutons et les bêlements s’accorder et résonner comme une petite comptine montagnarde, puis observer non loin le travail des chiens de berger, surveillance et rassemblement du troupeau en train de paître sur le versant herbeux. Sur la route du haut, le berger d’une nouvelle ère observe la scène, adossé à son 4X4 garé sur le bas-côté. On l’entend de loin donner des ordres à ses chiens, les encourager. Ainsi va le troupeau de moutons guidé vers la vallée par les chiens. Ici, une forte odeur de campagne règne me rappelant mon enfance dans le Charollais. Les fermes autour du village et les jeux dans les étables, les greniers à foin et à paille, les chars. Ça sentait la nature, la vie, les animaux, le purin, les pâturages et les fleurs des champs.



Arrivés au pied du massif montagneux, il est temps de longer le torrent, les nuages montent dans le ciel, s’accrochent aux sommets. Contrairement à la rive droite, proposant des passages au plus près de l’eau, la rive gauche revêt un caractère plus sauvage et surplombe le torrent. Le chemin, plus étroit, entre paroi rocheuse et eau, s’enfonce au milieu d’herbes hautes, de massifs de fleurs sauvages et d’arbres souvent immenses. Pratiquement en fin de randonnée, le chemin enjambe le cours d’eau et nous atteignons le village.




ton regard doux sur cette nature qui semble déjà nous manquer à peine tu achèves ta randonnée
mais comment réussir à la protéger ?
c’est toute la question…
Sans compter la fourmilière et l’épisode du télécabine! Quel pays merveilleux!
M
que d’aventures !!!