les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu


Le Pic Blanc, un incontournable du massif des Grandes Rousses, culmine à 3330 mètres d’altitude. Vertige, sentiment d’inaccessibilité, curiosité. Tout d’abord précautionneuse, la télécabine prend son temps pour nous laisser monter à son bord, puis suspendue à son câble, elle s’engage dans l’axe de la montée et prend de la hauteur. En dessous le vide. Et cette petite voix intérieure qui s’installe et me rappelle qu’il m’est difficile de me retrouver à la merci de cet objet flottant. L’altitude fait battre le cœur dans la tête. Au sommet, c’est une petite plateforme de quelques mètres carrés qui tient lieu d’observatoire. La vue est splendide. À perte de vue, c’est un festival de pics alpins aux noms qui me sont pour la plupart inconnus. En contrebas, les stations des 2 Alpes et de l’Alpe d’Huez. Photos, selfies sont de mise devant un tel spectacle, tous se précipitent pour obtenir la meilleure place. En écoutant une conversation, j’apprends que du sommet du Pic Blanc, les skieurs, plutôt chevronnés, peuvent emprunter une piste appelée La Sarenne, dite la plus longue piste noire d’Europe. D’ici c’est déjà très impressionnant, je n’ose imaginer avec de la neige.





En contrebas, le lac Blanc, notre randonnée du jour. En redescendant, on s’arrêter à la hauteur des télécabines du Pic Blanc 2 à 2700 mètres d’altitude. La randonnée consiste à longer le lac par l’ouest, à le remonter par l’est, puis à effectuer une large courbe au nord pour rejoindre les télécabines. La première partie s’effectue dans un environnement rocheux plutôt technique. On surplombe le lac. La roche tombe à la verticale dans les eaux profondes du lac. La pointe sud m’offre un moment de répit. Au niveau du lac, une petite prairie, la marche est plus facile. On s’accorde un moment de pause. Je contemple le lac, paisible, et observe les nombreuses variétés de fleurs qui poussent dans cet environnement. Je ne connais toujours pas leurs noms. Il ne faut pas trop s’attarder, car un long sentier en montée nous attend. Je peine et fais de nombreuses haltes qui me permettent de réguler mon souffle et d’observer le paysage. On prend très vite de la hauteur. Je m’hydrate et grignote une barre de céréale. Reprendre de l’énergie, ne pas perdre le rythme. Cette randonnée n’est pas catégorisée comme difficile et pourtant, je la trouve plus éprouvante que celle d’hier. Derrière la roche, on perd la visibilité sur le lac. On traverse un ruisseau et une petite clairière verte qui se révèle être un vrai champ de fleurs de toutes les couleurs. Encore un effort et la piste qui rejoint les télécabines, apparaît. D’ici, ce n’est que descente. Le corps meurtri se relâche.






La fierté de l’avoir fait et la crème glacée comme belle récompense bien méritée au retour à la station!🙈
M
surtout la glace !!!
magnifique ballade, on ressent tes pas, la difficulté de l’exercice, l’abrupt des pentes vers le lac BlancJe repars pour un tour avec tes photographies, magnifique ensemble
j’espère que tu as récupéré et repris de la force à contempler un tel environnement magique…
merci françoise pour ta lecture. oui, pas simple cette marche !
Hi there, Golden Eyes
So nice and peaceful ! And at the same time, so Exhausting… Do you remember that song by Björk? ‘’ It’s oh so quiet, it’s oh so still you’re all alone, and so peaceful…’’ Your words and photos made me think of it, I just don’t know why 😄
Magique comme la randonnée fait du bien à l’âme, tout en meurtrissant doucement le corps.
Un nouvel haïku de voyage pour t’accompagner :
Du matin au soir.
Ecoutant le bruit de mes pas
Je marche .
Have a great day ahead, Golden Eyes! Thanks again for the sharing
Kathy
thank you katie ! and one more haïku to be so closer to the situation.
oh, björk ! that’s nice !