crnt us 🇺🇸 New England J10 | Camden – Bar Harbor – Bangor

les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

Avant de prendre la route pour Acadia National Park, nous prenons le temps de marcher le long du quai de la petite ville de Camden, puis de profiter de la vue plongeante sur la ville et la West Penobscot Bay depuis le Mont Battie. Ici, le vent fouette nos visages et transperce nos vêtements, il ne fait que 10 degrés ce matin.

En haut du Mont Battie

1h50 de conduite est programmée pour rejoindre Bar Harbor en suivant la route 1 jusqu’à Ellsworth puis la route côtière. Le ciel est voilé, mais le soleil tente de percer. La température monte un peu. La route 1 est plaisante. Elle sillonne la forêt et traverse différents villages aux différentes ambiances. Maisons en bois, jardins verdoyants, océan et monts arborés. Ici une préparation de flea market, plus loin les gens font la queue pour déguster un brunch bien mérité. Le paysage vallonné surplombe l’océan encore pris dans une brume matinale. On longe des lacs aux eaux profondes. Selon les différents Fall Foliage Reports consultés, le Maine atteindrait le pick de couleur. Je regarde la forêt et détecte peu de feuillages rougissants, mais certaines parties du parcours s’en rapprochent. Je prends quelques photos.

Je suis déçue par Bar Harbor, trop de touristes, aucun charme, des boutiques tout le long de Main Street. Le temps de se restaurer, nous reprenons la route. Direction la maison de Marguerite Yourcenar à Northeast Harbor.

Une façade de Bar Harbor
Le King de la région !

Au 35 S Shore Rd, j’imagine qu’il faisait bon vivre. Me reviennent des images lointaines de ma lecture de l’Œuvre au noir. Zénon n’est pas très loin, il a traversé tous ces siècles, l’esprit libre. Peut-être veille-t-il aujourd’hui sur les lieux vides de ses âmes. Je me prends à rêver quelques secondes qu’il puisse, par magie, faire réapparaitre l’écrivaine et sa traductrice. Je pourrais les regarder de l’extérieur vivre dans cet espace privé que j’imagine cosy.

Non loin, le Brookside Cimetery où nous avons cherché les deux pierres tombales. Celle de Marguerite Yourcenar et celle de Grace Frick. Si discrètes que nous aurions pu passer à côté sans les voir.

Nous reprenons la route vers le nord pour rejoindre Bangor et passer la nuit.

crnt us 🇺🇸 New England J9 | Portland – Camden

les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

Les hôtels sont de plus en plus chers et doublent leur prix le week-end sans pour autant être à la hauteur des prestations fournies pour le budget alloué. Infernal ! C’est une réelle question dont les conséquences risquent fort d’impacter les prochains projets de road trip aux US.

Portland Head Light

Aujourd’hui, c’est la journée des phares. Nous en verrons trois.

Commencer par le Portland Head Light. Il est 9 heures et déjà les bus touristiques déposent les visiteurs devant l’entrée du site. Nous profitons du paysage en faisant abstraction du monde.

Il est temps de rejoindre Portland et le centre historique, le Old Port. L’essentiel se passe sur Commercial Street et son déploiement de boutiques et de restaurants. Portland est une ville sans buildings élevés, une ville « plate », essentiellement construite en briquettes rouges. Les parkings sont hors de prix, aussi nous ne respectons que 2 heures, le temps de prendre le pouls de cette cité et de déguster les donuts de Holy Donut, une institution, une halte obligatoire pour les gourmands… une petite boucle dans le quartier résidentiel de West End et ses belles propriétés et nous reprenons la route.

On traverse des paysages de forêts et de marécages. Le foliage (feuillage d’automne) ne semble pas tout à fait au rendez-vous bien que de nombreux arbres soient déjà bien dépouillés. Comme si une étape manquait. L’été chaud, trop chaud peut-être aurait-il eu raison de leur parure, ou est-ce déjà terminé ? Étonnant.

Nous avons quitté l’I-295 à hauteur de Freeport pour rejoindre la route 1 North. Par des détours, elle nous conduira jusqu’à Camden.

Pemaquid Point Lighthouse
Marshall Point Lighthouse

« Cours, Forrest, cours ! ». C’est exactement face à ce phare que Forrest Gump (film culte réalisé par Robert Zemeckis en1994) rebrousse chemin. Nous avions déjà croisé la route de Forest Gump, il y a 3 ans, sur la voie « panoramique » qui conduit à Monument Valley, Utah, l’endroit où il annonce à ses admirateurs qu’il est fatigué et qu’il arrête de courir. C’était magique ! En rentrant en France, revoir une nouvelle fois cette merveille, on ne se lasse pas…

Au plus près des pas de Forrest Gump…

Fin de journée.

crnt us 🇺🇸 New England J8 | Portsmouth – Portland

les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

Le décalage horaire se fait bien moins sentir et le départ de l’hôtel est plus tardif. Le soleil est généreux, c’est une belle journée qui s’offre encore à nous.

Avant de reprendre la route, marcher dans le centre historique de Portsmouth construit en briquettes rouges. Comme un air de vieille Angleterre. Le centre-ville se révèle très animé. Dans Congress street, les gens se promènent gobelet de café à la main, rentrent dans des boutiques, s’arrêtent sur des terrasses pour petit-déjeuner. Une belle surprise.

Congress Street

Traverser le Memorial Bridge, quitter le New Hampshire et rentrer dans l’état du Maine. S’arrêter sur Badger’s Island et prendre des photos de maisons typiques de pêcheurs construites au bord de la Piscataqua River.

En se dirigeant vers Cape Neddick, préférer la route 1A à la 1. Elle longe le littoral de plus près et permet de voir la Sayward-Wheeler House.

Sayward-Wheeler House

York beach et Cape Neddick. Tout le long de la plage, de l’autre côté de la route, un ruban de maisons en bois, aussi mignonnes les unes que les autres. Et du vent, beaucoup de vent.

Caché derrière la pointe, le Cape Niddick Lighthouse inaccessible, planté sur son rocher.

Cape Niddick Lobster Pound
Ogunquit
Wells
Wells
Old Orchard Beach
Old Orchard Beach

crnt us 🇺🇸 New England J7 | Rockport – Portsmouth

les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

Ce matin, des températures en dessous de 10 degrés. « It’s chilly » m’a confirmé un client du motel que j’ai croisé en allant à la voiture. Il avait raison, froid, mais beau. Un ciel d’un bleu saturé, une promesse agréable. Rien de comparable avec la journée pluvieuse d’hier.

Motif #1 – cabane de pêche

Direction Rockport, Massachusetts. Un charmant village de pêche où il fait bon se promener, prendre son temps, rentrer dans des boutiques, admirer le paysage.

Prendre la route 127 pour rejoindre Gloucester par la côte, puis Manchester by the Sea (envie de revoir le film de retour en France). Les noms de villes ne sont pas très originaux, on se croirait sur le vieux continent. Nous quittons Manchester by the Sea pour rejoindre la ville natale de John Irving, auteur de Hôtel New Hampshire ou Le Monde selon Garp, Exeter, NH, avant de nous arrêter au sud de Portsmouth pour la nuit.

Exeter NH

crnt us 🇺🇸 New England J6 | Hyannis – Rockport

les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

On quitte Cape Cod sous un ciel nuageux gorgé d’humidité. Direction Plymouth, une des villes les plus anciennes des Etats-Unis, fondée en 1620 par les colons du Mayflower.

En approche de Plymouth, les gros nuages menaçants se percent et ce sont des trombes d’eau qui se déversent sur la ville au moment de notre entrée dans la partie historique où la centaine de colons anglais ont débarqué. Nous ne verrons que la statue de William Bradfort, l’un des Pilgrim Father, le célèbre Plymouth Rock, symbole de l’emplacement de la création de la Nouvelle Angleterre, et la réplique du Mayflower II accosté au ponton.

Réplique du Mayflower
Plymouth Rock

Nous ne verrons ni la Sgt. William Harlow Family Homestead, ni la Harlow Old Fort House (1677), ni la Jabez Howland House. Les conditions météo étaient trop mauvaises.

En contournant Boston par l’I-95, il faudra compter plus d’une heure de route pour rejoindre Salem. Point de chute, la Maison aux Sept Pignons et la maison natale de Nathaniel Hawthorne.

Nous arrivons à point pour la visite de 1:20 pm. Le guide fait entrer le groupe dans la maison par une petite pièce qui tient lieu de salle d’attente, puis après quelques informations pratiques, la porte s’ouvre sur une enfilade de pièces mises en scène pour nous embarquer à l’époque où l’auteur visitait sa cousine, propriétaire des lieux. Les plafonds bas, les planchers déformés, les couloirs étroits contribuent à nous embarquer vers une autre époque.

Maison natale de Nathaniel Hawthorne

crnt us 🇺🇸 New England J5 | Nantucket Island

les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

De l’hôtel, nous marchons jusqu’à l’embarcadère pour prendre le Grey Lady IV High Speed. Direction, Nantucket Island. Le ciel est chargé des entrées maritimes matinales, mais le soleil tente quelques percées. Nous embarquons 30 minutes avant le départ prévu à 9:30. Nous montons au troisième niveau, un espace ouvert à l’arrière du bateau. Les rangées de 3 X 3 sièges se remplissent peu à peu.

Sortie du port d’Hyannis

À la sortie du port, nous laissons sur la droite les maisons d’été du clan Kennedy, leur plan d’eau de navigation. La veille, nous avions parcouru quelques rues de ce quartier privilégié où les maisons rivalisent de grandeur. Impossible de s’arrêter devant l’ancienne résidence du président JFK sans trainer derrière soi la voiture « volante » d’un vigile. Les lieux sont préservés aux regards indiscrets des promeneurs. La voie qui mène au Kennedy Compond reste privée. Ici, on garde à l’abri les traces du passé.

Le bateau vire vers le Sud, cap sur Nantucket. Les cheveux battus par le vent, nous recevons quelques embruns malgré nos places abritées.

Traversée

Début des années 90, j’ai eu la possibilité de faire deux traversées vers Nantucket. Le souvenir qu’il m’en restait était celui d’une île paisible, où il faisait bon se promener dans les rues pavées, le long de Main Street, puis s’échapper en vélo vers les sentiers qui longent les plages et mènent vers les phares indiquant la présence de l’île aux navigateurs. Il y avait le souvenir d’avoir croisé l’histoire des baleiniers, l’ombre de Moby Dick et du Capitaine Achab, l’art du scrimshaw, cette tradition transmise par les marins qui consistait à graver des scènes sur de l’ivoire ou des os, les paniers de bateau-phare en rotin. Revenir sur un lieu qui a laissé autant d’empreintes dans la mémoire est-il profitable ? Ne vaut-il pas mieux laisser dans un coin de sa mémoire ces sensations pour vivre et non revivre une expérience ? Je n’ai pas la réponse. Mais j’ai l’impression de ne pas avoir visité le même lieu à 30 ans d’intervalle. Le temps a érodé les perceptions, le temps a œuvré différemment. J’ai recherché cette connexion d’un temps révolu qui n’a pas eu lieu. L’île est toujours là, son âme s’est déplacée ailleurs. Je ne l’ai pas trouvée.

Rentrer dans le port de Nantucket

Cependant, ce fut une belle journée passée sur Nantucket. Toujours ce plaisir de marcher dans les rues, d’observer les magnifiques résidences aussi belles les unes que les autres parées de planches en red cedar appelées shingles, les porches aménagés avec goût, les jardins envahis d’hortensias, de rosiers et autres arbustes dont je ne connais pas les noms. Et puis, l’océan, toujours présent qui rappelle les limites de la vie insulaire, et accompagne notre regard vers l’horizon qui aujourd’hui se confond avec le ciel. Il est déjà temps de reprendre le ferry pour rejoindre le continent et emporter cette nouvelle perception d’une île bercée par son histoire quelque peu engloutie dans le passé.

crnt us 🇺🇸 New England J4 | Provincetown – Hyannis Port

les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

Un motel au bord de la route 6, à l’entrée de Provincetown. Petit-déjeuner face à l’océan et une belle journée ensoleillée s’annonce. Ici, la côte a des faux airs du Cap Ferret comme si les deux terres s’étaient un jour rencontrées et avaient gardé dans leur souvenir une gémellité incontestable : la presqu’île, les dunes de sable, la végétation sauvage, les pins maritimes en moins.

Halloween se prépare. C’est la course à la surcharge ! La façade la mieux décorée, la plus effrayante, la plus innovante. Les squelettes côtoient les fantômes qui s’éclipsent devant les chauves-souris. Les citrouilles apportent une touche de couleur non négligeable rappelant que le jour tant attendu approche.

Le front de mer très agréable invite à la flânerie. Nous dégustons un sandwich maison délicieux et généreux dans ses propositions en bordure d’une plage. Le temps se déplie à son rythme. Nous apprécions.

En s’écartant de la populaire Commercial St., la vie quotidienne devient plus paisible.

Chatham, réputée pour ses plages magnifiques, nous dévoile sa côte sauvage. On prend le temps de profiter du paysage avant de reprendre la route pour Hyannis.

Surprenante rencontre !

crnt us 🇺🇸 New England J3 | Newport (Rhode Island)- Provincetown (Cape Cod)

les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

Une matinée bien remplie consacrée à la visite de trois Mansions. Une plongée dans un monde de puissance sociale et financière, un monde de surenchères, celui du Gilded Âge. Ici, les pavillons d’été construits à la fin du XIXe siècle, restaurés à merveille, rappellent le faste de ces familles aux noms de Vanderbilt, Oelrichs ou Berwind.

The Breakers Mansion (reconstruite en 1893) – Summer « cottage » de Cornelius Vanderbilt et de sa femme Alice Vanderbilt

The Marble House – l’opulence du Gilded Âge. Propriété construite par William Vanderbilt pour le 39ème anniversaire d’Alva Vanderbilt.

C’est un autre monde. On pense échapper à la vieille Europe, elle revient hanter le nouveau continent avec ses marbres, ses styles de la Renaissance au Baroque en passant par l’art grec. Les références crèvent les yeux. On éprouve le désir d’autres propositions.

Mais parfois, l’œil attrape une forme particulière, la courbure d’un objet, un détail dans une tapisserie qui permet de s’évader, d’imaginer cette vie, à cette époque auprès de ces femmes aux ambitions noyées dans l’ombre de leur mari.

Rosecliff (1902) – sur les traces de « The Great Gatsby ». Propriété achetée et reconstruite par Hermann, le mari de Tessie pour ses 39 ans.

Il y avait dans la salle gothique de Marble House ce jeune couple de japonais. Lui ne lâchait pas son appareil photo et gardait dans son viseur sa compagne. Elle se laissait prendre en photo, prenait la pause, plusieurs clichés se succédaient, puis elle se précipitait pour apprécier le résultat. Lui, il faisait défiler les différents portraits, puis lui demandait de retourner se positionner pour reprendre des photos. Ils ne portaient aucune attention à ce qui les entourait. Seul comptait le décor choisi pour la photo. Celui qui mettrait en valeur son modèle. C’était étonnant et même fascinant de les suivre des yeux, avec discrétion.

crnt us 🇺🇸 New England J2 | Foxborough – Newport (Rhode Island)

les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

Réveil très matinal ce matin, 4h30. Le temps de flâner, de trier les photos, d’alimenter le blog, Polarstep et IG, le jour se lève : ciel bleu intense et soleil au programme pour la journée.

65 Prospect Street

Retour sur la 95 South. Direction Providence (Rhode Island), au 65 Prospect Street, la dernière résidence de H.P. Lovecraft. Le paysage arboré défile. Ici et là, le feuillage des arbres ont déjà tourné au rouge. À la radio, Lynyr Skynyr, The Doors, The Who, Creadence Clearwater Survival, une remontée dans le temps. Souvenirs de jeunesse.

C’est un samedi matin paisible qui s’annonce, à marcher le long de Prospect Street et Benefit Street, sur les traces de l’écrivain natif de la ville. Je prends des photos, essaie de garder en mémoire celles que je n’ai pas prises. Les maisons en bois colorées sont aussi jolies les unes que les autres. Imaginer la vie à l’intérieur. Halloween approche et certaines se sont déjà parées des ornements bien reconnaissables de cette coutume anglo-celte.

Maison de Sarah Helen Whitman, poétesse, courtisée par E. Poe

Poursuivre la route jusqu’à Newport, Rhode Island. Marcher dans la ville et profiter du front de mer. Une multitude de gens savoure ce magnifique weekend automnal. L’ambiance est à la légèreté du moment. Sur les quais, les terrasses des restaurants ne désemplissent pas. On s’enfonce dans la ville à la découverte des célèbres Mansions, The Breakers, Rosecliff, Marble House, The Elms, entre autres, traces du faste des siècles derniers, on s’intéresse à l’histoire du tennis à l’International Tennis Hall of Fame, ses courts en herbe, on marche le long du Cliff Walk pour terminer avec la promenade panoramique de 10 miles le long de l’Ocean Drive, à la pointe, son phare.

Une première journée bien remplie !

crnt us 🇺🇸 New England J1| Boston-Foxborough

les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu

Les longs couloirs d’aéroport à CDG, les Duty Free, la queue aux caisses, les langages internationaux qui se diffusent dans l’espace confiné et se font écho, j’avais oublié depuis un an cette ambiance à part du monde du passage et de l’attente, celui des départs et des arrivées.

La cabine étroite de l’Airbus A350-900, l’air ambiant confiné, l’odeur saturée du réchauffage des plats chauds, le pas accéléré du personnel navigant dans les allées exiguës. Et puis ma voisine en pleurs, en plein drame personnel, ses longs cheveux blonds en barrage devant son visage humide, un Kleenex dans la main droite.

Touch down sur la piste de Logan Airport. Comme un retour chez soi. Cette appel de la terre qui donne la sensation qu’on est bien ancré dans le sol, que l’énergie circule, apaisante. Grâce à l’application Mobile Passeport Control (MPC), éviter les longues files d’attente aux postes de l’immigration, récupérer dans la foulée les valises et se retrouver dans le bus qui mène aux Rental Cars.

Traverser Boston un vendredi en fin d’après-midi c’est se confronter aux bouchons des sorties de bureaux et des départs en weekend. Pas moyen d’échapper à cette cohue. Le trajet jusqu’à Foxborough prendra plus de temps que prévu. Il faudra contourner Boston par le Nord à travers des zones industrielles, des quartiers défavorisés, puis traverser la ville par la 93 avant de rejoindre la 95.

Nous ferons une halte traditionnelle au Walmart pour acheter quelques fruits, de quoi nous restaurer à l’hôtel avant de prendre une bonne nuit de repos à Foxborough. La journée de demain prévoit d’être intense.

crnt d’été Corse | Sartène, avant le départ #8

regard du dedans, vie au dehors | le temps enroulé à l’infini et le jour ressemble à la nuit c’est ici que tout commence ou recommence là où l’histoire se dit

[jrnl|temps passé]

Jour de départ, jour de retour. Nous ne rejoindrons pas Marseille par bateau avec le ferry de la Corsica Linéa, mais Bordeaux par avion. Un direct cette fois !

Mais avant, nous profiterons d’un petit déjeuner sur le port de Propriano avant de faire une courte halte à Sartène avant de rejoindre Figari en début d’après-midi. Ici, chacun s’affaire à ses tâches matinales. Nettoyage, courses, bavardages, pause sur un banc devant le port.

Sartène, c’est ce petit village accroché au flanc de la montagne.

La route qui serpente, ses rues étroites et ses escaliers. La place du village occupée ce matin par un marché artisanal proposant quelques produits locaux, charcuterie, fromages, fruits et légumes. Son église. Les touristes se sont agglutinés autour de ce périmètre où ce n’est que succession de restaurants dans ces ruelles étroites où piétons et gourmands attablés se croisent, les uns en frôlant les murs, les autres pris en étau entre les promeneurs et le mur opposé.

Une heure de route nous attend pour rejoindre l’aéroport. Ce soir, nous serons rentrés chez nous, des images de mer bleu profond, de maquis sauvage, de villages de montagne ou de bord de mer plein les yeux. La gentillesse des locaux et la douceur de vie.

crnt d’été Corse | la tour de Campomoro #7

regard du dedans, vie au dehors | le temps enroulé à l’infini et le jour ressemble à la nuit c’est ici que tout commence ou recommence là où l’histoire se dit

[jrnl|temps passé]

Vendredi, dernier jour avant le retour. Je regarde de l’autre côté du golf de Valenco et cette tour génoise m’intrigue encore. C’est comme un appel. Le temps est plus clément en fin d’après-midi, pourquoi ne pas tenter une petite marche jusqu’à la pointe ?

Descente en voiture jusqu’à Propriano et, à la sortie est, poursuivre vers Campomoro. La route épouse le relief, la voiture les courbes. L’arrivée sur le petit port de pêche ressemble à ce que j’avais observé sur Google Maps. Le ponton et le bateau de pêche amarré, le bar restaurant des Amis. On poursuit à pied. Direction la tour. Une marche en montée de 30 minutes environ indiquait le prospectus de l’office du tourisme. Après un passage dans un lotissement privé, le reste du parcours se fait sous le maquis par un étroit chemin de terre.

C’est un endroit paisible, sauvage. Je me laisse du temps pour contempler la vue à 360 degrés. Elle m’offre l’opportunité de me projeter ailleurs. Dans ces moments-là, naissent les projets pour d’autres ailleurs. Le site ferme ses portes, il est déjà plus de 19 heures. La descente se fait dans le silence.