les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu
Quitter la chambre 480 d’un hôtel sans âme, mais situé en centre-ville et reprendre l’US Route 20 le soleil matinal dans le dos. La température encore clémente va augmenter au cours de la journée pour atteindre plus de 30 degrés. Faire quelques courses au Walmart.


Retrouver un paysage à perte de vue, aride, quelques buissons épineux, secs, appelés virevoltants ou tumbleweeds poussent dans cette immensité où l’herbe jaune persiste à exister.

C’est dimanche et nous sommes arrêtés sur la route pour travaux, au loin on aperçoit l’East Butte qui culmine à 1950m.



Un arrêt à Atomic City. On y accède par une route récemment goudronnée, on repartira par la piste en terre. Des 59 habitants, nous n’en croiserons aucun. Juste, entendre le son de la télévision au volume élevé sortir d’une modeste habitation, comme si la vie ici était artificielle.









Traverser un champ de lave aux Craters of the Moon. Vent, chaleur, sol sombre, minéral. Se dégage une sensation de fin de monde et pourtant la vie reprend le dessus au milieu de rien.






S’écarter une nouvelle fois de la route 20. Traverser la petite ville de Shoshone. On aurait pu rentrer dans un magasin d’antiquités, acheter une babiole, on aurait pu manger au Manhattan Cafe, manger un burger-frites, on aurait pu attendre le passage d’un train devant la gare désaffectée, on aurait pu, mais c’est dimanche, un homme s’assoit sur un banc, se passe la main sur le visage et laisse la journée se terminer comme elle a commencé, dans l’ennui d’un jour d’été.



















































































































































































