les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu
C’est dimanche, départ un peu plus tardif aujourd’hui. La fenêtre de la chambre 318 donne sur un Burger King. En sortant l’odeur de la viande cuite, déjà. Passer au supermarché. Le Walmart n’est pas très loin. Acheter une petite glacière en solde, y déposer du jambon, du fromage, pour les prochains sandwiches.

Mon bureau au milieu des cornfields du Midwest américain. Carnet de notes, téléphone avec une carte SIM US pour suivre la route, faire la navigation, téléphone 2 pour écrire les textes du blog. Dans l’Iowa, la Route 20 traverse l’état dans sa partie nord. C’est tout droit. Regarder le paysage monotone, se laisser bercer par la radio, des chanteurs et groupes US inconnus en France. Prendre un peu de temps pour écrire quelques notes, s’imprégner du moment, l’esprit s’échappe vers des autres ailleurs, garder un œil en alerte pour prendre des photos, planifier les prochaines étapes, s’arrêter pour visiter des spots repérés durant la préparation du road trip, en ajouter au fur et à mesure. Voyager demande de l’énergie, de la curiosité, du lâcher prise. C’est un état que j’affectionne. Rouler, rouler, rouler dans un espace aux bordures inconnues. Le pare-brise comme écran en Technicolor.


Fort Dodge est le seul stop que nous avons fait ce jour. Une coupure dédiée à l’histoire US de la frontière avec la visite d’un fort reconstitué en souvenir de cette période compliquée de la conquête de l’Ouest.




À 50 minutes de Sioux City, une forte pluie s’abat sur la vaste plaine. Dans la voiture, on ne s’entend plus. Au loin, à l’Ouest, des éclairs. Il est 16h et on se croirait à la tombée de la nuit. La température est tombée de 31 à 22 degrés en quelques minutes.


























































































































