les voyages ne sont jamais les mêmes, pourtant c’est toujours la même force qui me propulse vers cet inconnu
Quitter la chambre 119 du motel et se dire que c’était pour le moment le meilleur dans lequel on a dormi, excepté celui d’Otsego Lake dans l’état de New York. Tenu par un américain dont l’origine ne fait pas de doute, l’Inde, il était équipé de tous les accessoires nécessaires à un bon séjour : frigidaire, micro-ondes, table et fer à repasser, sèche cheveux, local à machine à laver et sèche linge, coin BBQ. À la TV, hier soir, des rodéos. Le ton est donné !

Faire le plein d’essence et commencer à rouler avec le Boss à la radio, une belle journée qui s’annonce, même si pour le moment le ciel est brumeux.

Quelques miles, changement d’état. Un casino sur la gauche et le panneau South Dakota sur le bas côté de la route, magnifique, et un peu plus loin celui qui indique l’entrée dans la réserve indienne de Rosebud. Devant, l’immensité de la prairie s’offre au regard avide de ces grands espaces tant de fois rêvés.


Un arrêt à White River dans une petite épicerie locale , The Wig-Wam, pour acheter de quoi se faire un sandwich en prévision de la journée prévue en pleine nature.


Sur la route 44 dont une partie est en travaux, on ne croise aucune voiture, aucune âme humaine. Parfois, sur le bas côté de la route, des boîtes aux lettres accrochées à un poteau en bois, une maison et sa collection de voitures hors d’usage, comme si personne n’avait revendu ces vieilles carcasses avant qu’elles succombent à l’usure du temps.


Rapide traversée de Wanblee. Des 725 âmes, nous en croisons qu’une demi-douzaine à côté de la high school Crazy Horse.
Les Badlands sont toutes proches. On en devine la silhouette au loin. Encore 30 minutes de route. On croise la police tribale dans un pickup noir. Le paysage vallonné offre déjà les premièrs contreforts, traces de cette roche blanche découpée caractéristique des Badlands.

Elles sont là les Badlands. Le vent siffle dans les oreilles, caresse la prairie, cuit la peau, assèche les lèvres. Parfois une petite fleur jaune. S’arrêter sous une chaleur accablante approchant les 40 degrés pour admirer le paysage aux différents viewpoints.



La prairie, ses herbes hautes, celles que les amérindiens effleurent de la paume de la main en tournant sur eux-même, le regard pointé sur l’horizon.
Prendre I-90 pour rejoindre Rapid City.





























































































































